L'espace "Parapluies" est une oeuvre poétique. En leur attribuant une nouvelle identité, j'envisage les parapluies comme des espaces intimes et sensoriels.

 C'est aussi un questionnement sur notre mode de consommation. Je mets en cause notre faculté à créer sans cesse de nouveaux besoins et à acheter toujours plus d'objets improbables de mauvaise qualité. Nos pratiques aberrantes comme celle de l'obsolescence programmée ont un impact direct sur notre environnement. A quand la pratique du bon sens ?



 Le parapluie « Une pensée pour Fukushima » reprend l'idée de l'Omikuji, prédiction japonaise écrite sur une bande de papier que les fidèles nouent à la branche d'un arbre d'un temple Shinto. En hommage à Fukushima, avec les pages de l'annuaire pour prières, ce parapluie détourné offre une protection spirituelle symbolique contre les catastrophes environnementales liées à notre consommation.




 « Nous sommes trop gâtés » est un parapluie recouvert de bolduc, un ruban décoratif utilisé communément pour ficeler les paquets cadeaux. C'est une matière décorative très séduisante mais à peine est-elle nouée sur le paquet, à peine est-elle jetée après déballage.

 Ce parapluie est lié au bonheur, au partage et aux souvenirs. c'est un parapluie qui ne manque pas d'humour mais il cache une triste réalité. Il évoque la sur-consommation et ces dérives. Dans certaines familles des enfants trop gâtés à Noël n'ouvriraient même pas les derniers paquets ...